Pater reporter

 

"Chine : chaos, éclat de rire devant le droit de l'homme. Un mobile : l'argent. Un but : l'or. Une adoration : la richesse". La chine est en folie. Albert Londres, 1925.

 

A Propos de l'auteur

Guillaume dit le chouan

Trouvetoutchine

Le blog des petites annonces de particulier à particulier.
Touvetoutchine

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Lundi 12 septembre 2005

Nanjing est une ville agréable. Idéal pour apprendre le chinois. Rapide présentation des universités et conseils lors de votre arrivée.

Nanjing se révèle un très bon rapport qualité prix pour étudier le chinois. Certes les villes de Shanghai et de Beijing peuvent paraître plus attrayantes. Voire Hong-Kong. Leur éclat naturel réfléchit sur le monde entier. A trois heures de train ou à 4 h 30 de bus (compter 150 yuans avec les bagages) à partir de l’aéroport de Shanghai, Nanjing situé en amont du fleuve Yangtsé (dans la province du Jiangtsu) bénéficie de cette attraction.. Avec ces 5,5 millions d’habitants, bien loin des 20 millions de sa voisine Shanghai, Nanjing (littéralement la capitale du sud et ancienne capitale de la Chine) est un bon compromis entre la ville et la campagne. Même si la modernité avance au galop, l’occidentalisation de la ville reste modeste. Il suffit souvent d’écouter les anciens expatriés pour comprendre qu’une nette évolution est perceptible depuis deux à trois ans. Son industrialisation est assez récente. Les entreprises internationales, étouffées par l’hyperdensité de Shanghai, s’intéressent de plus en plus à cette ville. Une nouvelle gare, immense, à l’image de la Chine, est en cours de finition. Traversée par le Yangtsé, les cargos peuvent amarrer sur des quais entièrement aménagés. Et souvent de récentes factures.  

 

 Quelle université choisir ?

 

Avec trois universités, Hehai pour les sciences et l’ingénierie, Nanjing normal et Nanjing university pour les langues et le business, la ville offre un panel d’un haut niveau d’enseignement. Nanjing Normal restant la plus connue pour les langues, elle est même considérée comme une des toutes meilleurs universités de Chine pour apprendre le chinois : huit niveaux différents, elle accueille entre autre l’Alliance française. On y trouve surtout des Américains, des Allemands et des Hollandais. Sans compter les Japonais et les Asiatiques du sud-est (thai, cambodgiens, vietnamiens…), peu de Français. Les étudiants sont accueillis dans des conditions optimales. Reste que par sa réputation, elle sélectionne les candidatures. Il faut avoir au préalable quelques notions de chinois. Compter environ plus de 2.000 euros pour une année. Les étudiants qui choisissent de s’y rendre doivent se renseigner pour les bourses. Peu en existent et sont souvent réservés à des étudiants étrangers inscrits dans des cycles techniques ou en partenariat avec des universités françaises. Dans la plupart des cas, il vous faudra financer par vos propres moyens.

 

 Hehai, un bon compromis

 

Le site educhine, qui se veut être un organisme géré par Julien qui sert d’interface pour la pré-inscription à l’université, propose plusieurs formules dont à Hehai daxue (compter 30 euros par virement). Habitant à Nanjing, il sera votre référant pour toutes les démarches. Là où je suis. Le centre international étant récent il court après la réputation de Nanshida (Nanjing Normal). Le prix de la scolarité reste honnête : 1.600 dollars. Le niveau se veut rapide et tous les cours se font en chinois (trois niveaux : débutant, intermédiaire et confirmé. Une petite dizaine par classe). A la différence des autres universités où les étudiants bénéficient d’un building bien à l’écart de ceux des étudiants chinois, à Hehai vous partagez le quotidien des étudiants chinois. A Hehai, on trouve beaucoup de francophones notamment une très forte communauté africaine qui suit les filières hydrauliques et traitement de l’eau. Notre bâtiment actuel donne en vis-à-vis avec le dortoir des filles en master. Ce qui donne par ailleurs un bon aperçu du quotidien (voir prochain article). Un nouveau building avec tout le confort est en cours de finition. Ce qui va un peu changé du bâtiment pour les Foreigners students qui résiste mal à l’usure du temps. La chambre : 900 yuans le mois.

 

 A votre arrivée

 

Dès votre arrivée à Hehai daxue, vous pouvez régler l’année en une seule fois ou par semestre. Ce qui vous oblige à renouveler votre visa et votre carte de résident en février. J’ai réglé en liquide. Avec un peu de persuasion, vous pouvez opérer un transfert de votre compte à celui du centre international. Attention : la responsable Danny Cheng n’est pas très au fait des procédures bancaires. Pour les Chinois, la banque est quelque chose de nouveau. Ils préfèrent garder leur argent en liquide. Le compte n’étant qu’un porte-monnaie électronique.

 

 

 

Rajouter au moins 220 yuans pour les livres, soit environ 22 euros.

Une fois l’inscription faite, vous devez vous rendre à la clinique internationale. Procédure qui prévoit un check up complet et qui vous coûte environ 383 yuans. Les résultats détermineront votre acceptation sur le territoire. Conseils : ne pas fumer de cannabis au moins 15 jours avant, et faîtes avant de partir un contrôle MST et VIH. Cela pourrait vous coûter une expulsion en cas de positivité. Avec vos résultats, l’université valide et vous envoie à la BSP (police) afin de vous faire déclarer auprès des autorités. Pour une année comme étudiant, compter 400 yuans. Dans le cadre d’un visa X (visa étude), vous avez un mois pour vous déclarez auprès des autorités. C’est obligatoire. Les pénalités de retard peuvent être très onéreuses. Dans le cadre d’un visa business prolongé, l’enregistrement doit se faire dans les jours qui suivent votre arrivée.

Les trois universités se situent dans un périmètre proche et agréable. A l’intérieur du campus de Hehai, on trouve un petit supermarché, plusieurs guichets bancaires, magasin de sport, une immense cafétéria, des marchands ambulants. Les allées sont bordés de platane.

 

Voir le site educhine. Consultez le forum où de nombreuses informations utiles sont échangées.

 
par Guillaume publié dans : expatriation
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 11 septembre 2005

Au nord-ouest de la ville, se situe les quartiers populaires. Premier aperçu d'une misère cachée derrière les nouveaux building.

Lorsqu’on te montre l’endroit, cherche l’envers. Parti en Chine à la rencontre de son peuple, je ne peux me satisfaire de l’unique image d’une économie florissante qu’on m’impose. L’instinct journaliste me pousse à dépasser ce marketing outrancier. Porter la plume dans la plaie donc pour reprendre la fameuse phrase d’Albert Londres. Me voilà alors parti dans les quartiers les plus pauvres. A Nanjing, ils se situent le long des quais dans le Nord-Ouest de la ville, cachés par les nouveaux immeubles en construction. La misère ne se montre pas. Elle ne colle plus avec un pays qui revendique sa place auprès des grands pays industrialisés. Accompagné de Virginie, nous entrâmes dans un de ces quartiers, à la limite de la définition du bidonville. Situé près de Jiangbian Lu. Les maisons ont toutes la même allure, faites de briques. En lieu et place de vitres, du plastic transparent récupéré dans les nombreuses poubelles de la ville. Construite sous le règne de Mao, elles sont les maisons du peuple. Sans eau courante, ni électricité.

En plein dimanche après-midi, le quartier était peu fréquenté. Les hommes sont au travail, transportant les marchandises des entrepôts aux magasins du quartier, ou servent d’ouvriers dans les ateliers bordant les quais. Une bande de gamins se chamaillait. Quelques vieux, d’un pas épuisé, courbés par une vie de labeur pour survivre, vaquaient à leurs occupations. Des femmes passaient le balai pour déblayer la terre qui s’était accumulée sur la dalle de béton d’entrée de leur maison. Certaines lavaient le linge. Au fil de nos pas, les visages se retournèrent, étonnés d’apercevoir des étrangers dans cette partie de la ville. Les gamins nous lancèrent quelques paroles. A savoir quelle intention elles exprimaient ! Nous leur répondons par un Ni hao, apaisant du coup le ton du plus téméraire. Notre présence l’amusait. Les visages aux alentours se sont alors décrispés mais restaient méfiants. Virginie n’est pour autant pas rassurée. L’endroit donne l’image d’un vrai coupe gorge. Des immondices traînent la rue un peu partout. On ne s’attarda pas. Notre objectif était de faire un repérage. Nous y retournerons mercredi. Reste qu’il nous faudra éviter la police. Dimanche, on a réussi à passer au travers des mailles du filet. J’avais remarqué au loin, au détour d’une ruelle, l’uniforme d’un policier. Rester plus longtemps nous aurait causé certains ennuis : cela aurait pu sûrement se régler par quelques billets. Mais pour le moment la prudence doit rester de rigueur.

Néanmoins, dans ce décor de misère, des indices de l’amélioration de la vie s’accumulent. Sur certaines baraques des climatiseurs sont installés. Et sont récents. Sur le toit, un homme installe des panneaux solaires. Un autre se rend au badminton, dans une tenue sportive coupant net avec l’image des guenilles des gamins et des personnes âgées. La Chine est un pays de contraste. Le niveau de vie augmente et les pauvres commencent à en bénéficier. Certes, c’est encore marginal.

 
par Guillaume publié dans : Nanjing
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 11 septembre 2005

Etait-ce l'esprit de Bouddah ou le simple fruit du hasard ? A Diang Temple au pied du Yuejang tower, une plénitude m'envahissait.

En randonnée, ce proverbe fait souvent foi. Au détour du chemin, attend-toi à une découverte. Cela ne pouvait autant mieux exprimé ce qu’Elise, Virginie (une amie photographe) et moi avions vécu. Le Yuejang Tower nous avait comblé. Laissant notre instinct vagabondé par la suite, nous longions les remparts. Ce côté du parc était laissé à l’abandon. Quelques baraques accueillaient les ouvriers du parc. Notre attention détournée par nos conversations, nous empruntons un petit chemin, menant droit à un temple encore actif. Susnommé Diang temple. Et une belle surprise nous attendait. Est-ce l’esprit de Bouddha qui nous y conduisit ? A l’entrée, un vieil homme en habit de moine quitta la petite maison et se dirigea dans le temple d’un pas souple et discret. Un regard furtif en notre direction. Sur le perron du temple, une vieille dame s’affairait à étendre des vieux draps et torchons usagés, à l’aide de vieux bambous comme piquets et d’une corde. Sa fabrication précaire s’écroula. Pas moyen de planter les bambous. Le sol étant entièrement pavé. Réflexe, Virginie et moi quittions notre contemplation du temple pour aider la vieille dame. Chacun son piquet. Rien à faire, cela ne voulait pas tenir. La vieille dame gênée répétait sans cesse xiexie (merci). Nous lui rendions la politesse avec le sourire. De ce moment certes anodin, une sorte de plénitude m’envahissait. Je me sentais bien. Je délectais ce moment. Le temps d’une minute ma condition de touriste s’était atténuée. De part et d’autre, nous avions partagé notre humilité. Ce n’était plus un contact intéressé comme nous avions l’habitude de croiser quotidiennement. Fiers de notre bonne action, nous fîmes brûler un peu d’encens tout en nous adressant de notre fond intérieur à Bouddha, qui nous contemplait de son autel.

De cette anecdote, et malgré mes 10 jours de présence, il est le premier et véritable contact avec le peuple chinois. Celui qui allie avec harmonie humilité et gentillesse.

Le Diang Temple est situé dans le parc du Yuejang tower. Prendre le chemin qui mène vers les remparts.

par Guillaume publié dans : petites curiosités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 10 septembre 2005

Nanjing révèle des surprises. Le guide s’est une chose, vaut mieux laisser libre court à ses pérégrinations. Découverte du Yuejang tower et du Jianghai temple.

L’endroit n’est indiqué par aucun des guides qui font références. Erreur que je ne tarderai pas à faire corriger auprès du lonely et consorts. Jianghai temple et Yuejang tower se situent au nord ouest de la ville, près du Yangtse. Je l’ai découvert par hasard avec Elise, lors de nos pérégrinations improvisées. Peu connu, le parc se révèle tranquille. Rien à voir avec le lac ou le mont pourpre perpétuellement engorgés. Yuejang tower est planté sur une petite colline, surplombant le fleuve et sa rive est. Lorsque la brume se dissipe un peu, apparaît l’imposant Yangtsé bridge.

Yuejang tower et les temples (compter 30 yuan) qui le jouxtent accueillaient au XIVe siècle la cour de la dynastie Ming. Maintes fois détruits et reconstruits par les guerres successives, ils avaient été entièrement rasés par les anglais dans les 1830, pendant la guerre de l’opium. Reconstruit à l’identique il y a peu, le yuejang tower reste néanmoins majestueux, même si l’absence de la patine du temps gâche sensiblement son charme. A l’intérieur il accueille une gigantesque peinture murale d’époque, entièrement restauré, qui retrace le voyage de l’empereur Cheng Zu à travers 30 pays et pendant 7 ans. Son périple l’a amené jusque sur les côtes africaines et d’Arabie. Consacré comme l’empereur voyageur, il fit construire le jianghai temple, au pied de la colline, le long des remparts, en l’honneur de son périple. Le temple a été entièrement reconstruit. Il accueille également le musée du traité de Nankin, signé avec les Anglais, mettant fin à la guerre de l’opium.

Cette visite m’a permis de me faire une petite idée de ce qu’entendent les chinois par restauration. Venant d’un pays qui élève au culte la préservation et la restauration de son patrimoine, la vision chinoise me paraît plus légère. Voire moins regardante. Dans une des petites cours dans le Jianghai temple, se trouve une énorme sculpture. Vestige de la dynastie Ming. Son socle représente une tortue à tête de dragon. Débouche alors verticalement une énorme stèle sur lequel un poème est inscrit. Une bonne partie des caractères restent peu visibles, l’érosion du temps ayant fait son œuvre. Mais dans cette présentation se cache une supercherie. D’instinct je tapote la tête du dragon, il sonne creux. Tout autour du cou, une forme de mastic bien visible renforce mon idée d’une restauration à moindre frais. En France, ce type de restauration aurait fait hurler n’importe quel conservateur. Dommage ! Je n’ai pu m’empêcher de le faire remarquer à l’accueil. Une des guides étant parfaitement bilingue (anglais je sous-entend). Je ne crois pas qu’elle est vraiment appréciée ma remarque.

Le parc et l’ensemble des temples : 40 yuan. Deux entrées : une sur Rehe Lu, l’autre sur Jianning Lu. Le parc se situe à l’intersection.

 
par Guillaume publié dans : Histoire et patrimoine
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 7 septembre 2005

Modèle pour la jeunesse chinoise, Yao Ming, joueur célèbre de la NBA, est en train de devenir le hérault d'une nouvelle génération. En pleine soif de consommation et de liberté.

En France, Zidane est surnommé le Dieu du Ballon. Et depuis que les bleus ont retrouvé le goût de la victoire, les médias ne cessent d'ovationner son retour et l'effet optimisme qu'il a draîner. Faisant du coup même oublié la morosité du pays. C'est la superstar en puissance. En Chine, ils ont également leur Zidane. Mais lui il tient le plutôt le ballon de basket : Yao Ming. Joueur qui a intégré la NBA et qui a même réussi à devenir le successeur des grands joueurs américains.

A Nanjing, il n'y a pas un jour sans que l'on parle de lui. Il a même été récompensé comme modèle de la jeunesse et hérault national. C'est dire ! Tous les jours dans les journaux, il a droit à sa photo. Le China Daily est également loin d'être avare en éloge et ne rate aucun de ses faits et gestes. Dans les magasins de sportwear, sa photo tapisse les murs entre deux pubs de marque. Et onction suprême, certains ont collé sa dédiace près de la porte, photographiés avec la supertsar. Dans la petite boutique de sport de l'université, le poster de son portrait couvre toute la porte en vitre. Dans les conversations entre étudiants, il n'est question que de lui. Ils provoquent l'hystérie par le population féminine.

Ils avaient confucius, puis Mao, maintenant Yao Ming.

Preuve que le pragmatisme érigé en idéologie en 1978 par Deng Xiaoping, rompant avec la gestion stalinienne de ces illustres prédecesseurs a permis d'amener un vent de liberté. Cette nouvelle jeunesse se l'est appropriée à la différence de leurs aînés qui sont restés traumatisés des évènements de 1989 à Tian Nan Men.

 
par Guillaume publié dans : petites curiosités
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander

Calendrier

Septembre 2005
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

Images aléatoires

annuaire de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus