A Nanjing, dans les pas de Kessel, Londres et les autres
Malraux y a écrit son oeuvre magistrale, la Condition humaine. Albert Londres y a relaté le chaos des années 20. Joseph kessel s'est enthousiasmé de sa puissance latente. Avec leur style respectif, leur regard, ils ont tenté d'apprivoiser le dragon dormant. La Chine. Mais elle s'est réveillée et elle a faim. De leur témoignage, il ne reste plus rien. Sauf le souvenir d'un cliché d'une Chine du vingtième siècle. Le XXIe lui tend les bras. Elle le fera. Sans Mao et sans confucius. Quelques décennies plus tard, un journaliste rêveur part sur les traces de ceux aujoud'hui consacrés au Panthéon de la presse.
Mes articles ne pourront jamais intéressés un journal. Je ne m'intéresse pas aux puissants. Les médias officiels s'en chargent bien suffisamment. La Chine que j'aime, qui me surprend, qui me révolte est celle qu'on découvre en bas de chez soi. Dans la rue. Je raconte mes rencontres avec ce peuple, son quotidien, sa condition, ses curiosités. Et depuis mon arrivée je ne cesse de révoir mes interprétations, mes visions. De mes sentiments, ils se cubultent entre compassion, impertinence, approbation, estime...
Pas besoin de partir en voyage initiatique au fin fond de la Chine pour saisir la variété de ces différences. Il suffit simplement d'aller jeter un oeil derrière ces nouveaux building, symbôle d'une Chine conquérante qui prend modèle sur l'occident. Alors on y découvre qu'elle est loin d'avoir perdu son âme.
Dans le souffle de son sillage...
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