Les Français auraient-ils une image de paresseux, obnibulés par leurs loisirs et leurs temps libres ? Les expatriés le pensent. En faisant le tour des blogs des expatriés, des dialogues passionnés ont lieu sur ce sujet. Une incompréhension persiste entre les Français de l'Intérieur et les Français de l'étranger. Le dernier en date, le petit coup de gueule d'Alexia de retour de France à Hong-Kong ( voir son blog : http://city-of-life.over-blog.com/). Leur analyse est sévère : trop d'assistanat, une dynamique poussive. Les qualificatifs pour dénoncer les Français en marge de l'évolution du monde se multiplient. Car ces expactriés ont du faire une vie ailleurs sans garantie. Ils sont obligés de se battre, travailler dur, ne pas compter ses heures. Le temps du travail à l'étranger n'est pas le même qu'en France. La compétition qui régnerait dans notre pays serait entre ceux qui en foutent le moins. Le royaume de la fainéantise en soit. Pour ma part, je trouve ce jugement un peu sévère, même si certains de leurs aguments ne me laissent pas insensibles. Ces derniers temps, j'ai écouté les témoignages de commerçants ou de petits patrons dans leur parcours d'obstacle du recrutement. Et c'est affligeant. Les premières questions de leur candidat concernaient surtout le temps de vacances, de congés et de RTT. Ils hallucinent. Sur ce coup je les comprend. Je rappelle cette maxime : on a rien sans rien.
Les Français doivent retourner au travail, faire leur deuil d'une société de loisirs. Bien sûr, l'objection du chômage est évident. Etant moi même au chômage, lors de la fin de mes droits, je me suis fait un devoir de ne pas toucher le RMI. Une question d'honneur. Alors en attendant de trouver dans ma branche, je cumule des petits boulots. Cette attitude je l'ai déjà testé deux ans auparavant. Et cela m'a réussi : après trois semaines dans une fonderie d'aluminium, je retrouverai un CDD dans ma branche. Et ce n'était pas si mal. Car je fais partie de cette génération qui ne croit plus au CDI et qui demande même son abrogation. Pourquoi penser comme cela. Parce que j'ai été élevé dans les valeurs du travail, de l'effort et du mérite.
Mon grand-père faisait les trois huit dans la mine (mine de fer près de Segré dans le Maine-et-Loire), après son boulot, il allait travailler comme maçon, puis s'occupait de son jardin. Toujours au travail. La famille était modeste : pas d'achats superflus. Mais il a pu faire construire, ce qui n'était pas courant dans les années cinquante. Au fil du temps, il l'a amélioré, alors que ces collègues mineurs souvent moqueurs, préféraient se pochtronner au fond et taper la clope. A 80 ans, il est un des derniers mineurs de sa génération. Les autres sont tous morts, souvent jeunes. Il continue à se lever à six heures du matin pour faire son jardin, il fournit à la famille légumes et fruit. Il continue d'aller dans l'entreprise de maçonnerie où il bossait pour réparer le matériel. Son ancien patron était un de ses amis, aujourd'hui c'est le fils qui a repris la boite et a toujours observé le plus grand respect vis-à-vis de mon grand-père. Ce dernier martèle souvent qu'il a des mains en or. Les ouvriers qui l'ont toujours connus lui amènent toujours des bricoles à remettre en état. Il est comme cela : il parle peu et travaille dur. Une caractéristique dans la famille.
C'est exemple est le mien, celui qui me motive pour aller de l'avant. Et j'aurais aimé que cette France soit de nouveau au premier plan. Bien sûr, ce n'est qu'un arbre dans une forêt de bois mort ou trop jeune.
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