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Je ne savais pas quoi acheter ce jour-là comme bouquin dans la petite librairie de ma petite ville. A vrai dire c'est plutôt une Maison de la presse, qui a récemment ouvert un coin librairie, depuis que la véritable a fermé ses portes. Dommage ! En parcourant les nouveautés, je tombe sur celui du bon docteur Bernard Debré. Shanghai, la mythique, celle qui mélange occident et orient. A la lecture, c'est une longue replongée dans l'histoire de cette ville. Lecture transversale et c'est la déception. Non pas que je suis un fin connaisseur, mais une semaine auparavant, Arte s'était longuement épenché sur cette ville, qualifié de poumon économique et culturel de la Chine. Rien de nouveau sous les tropiques. Il se borne à de la redite : un peu d'histoire, un peu d'urbanisme et quelques grands éléments sur les moeurs et les coutumes de Shanghai. Résultat : je ne l'ai pas acheté. Mais bon, pour les non-connaisseurs, il peut se révéler intéressant. Du moins comme plaquette de présentation pour un guide de voyage ou comme manuel. Et encore je conseille le Lonely Planet ou le Routard. Et moi qui croyait que voyager c'était de vivre des histoires... Je crois bien qu'il va falloir me déplacer à la capitale, parce que en Anjou, c'est vraiment trop galère. Même pas un pauvre assimil du chinois.
Le Roman de Shanghai - Bernard Debré - Editions du Rocher - 222 pages.
"En 2003, comme jamais, les journalistes, notamment des grands médias, ont repoussé les limites de la censure". Souligné dans le rapport de reporter sans frontière, la liberté de la presse en Chine serait-elle sur les rails ? En tirer des conclusions optimistes aujourd'hui seraient hatives. En 2004, 23 journalistes étaient emprisonnés. Sans compter tous les cyberdissidents. Pour autant, il semble que l'éclairci se fait de plus en plus prenante. "Juillet 2003, l'Etat a imposé une réforme radicale aux médias chinois. Il est dorénavant interdit aux organismes du gouvernement et du Parti communiste de gérer des publications payantes, à l'exception du quotidien officiel national, de la revue théorique du Parti unique, de deux publications au niveau provincial et d'une au niveau municipal. Toutes les autres publications doivent s'adapter aux lois du marché. Une révolution en Chine. En 2003, on a également assisté à l'émergence de grands groupes dans le secteur de la presse écrite et des médias audiovisuels qui compte 2 000 journaux, 9 000 magazines et 2 000 télévisions", est-il indiqué.
Mais, comme le précise le rapport, le parti communiste garde le contrôle du contenu. Du moins sur le champ politique. Et la critique sur le système du parti unique restera sûrement le dernier verrou. Pour autant, certains observateurs indiquent les "ardeurs d'indépendance" chez les journalistes et s'appliquent à l'investigation. S'ils se bornent encore un champ purement sociétal ou sur les faits divers, ils s'appuient sur un champ de liberté qui pousse à l'éclairci.
Voir le rapport complet suivant le lien : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=10013

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