Pater reporter

 

"Chine : chaos, éclat de rire devant le droit de l'homme. Un mobile : l'argent. Un but : l'or. Une adoration : la richesse". La chine est en folie. Albert Londres, 1925.

 

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Vendredi 1 juillet 2005

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par Guillaume publié dans : albertchine
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Jeudi 30 juin 2005

Je ne savais pas quoi acheter ce jour-là comme bouquin dans la petite librairie de ma petite ville. A vrai dire c'est plutôt une Maison de la presse, qui a récemment ouvert un coin librairie, depuis que la véritable a fermé ses portes. Dommage ! En parcourant les nouveautés, je tombe sur celui du bon docteur Bernard Debré. Shanghai, la mythique, celle qui mélange occident et orient. A la lecture, c'est une longue replongée dans l'histoire de cette ville. Lecture transversale et c'est la déception. Non pas que je suis un fin connaisseur, mais une semaine auparavant, Arte s'était longuement épenché sur cette ville, qualifié de poumon économique et culturel de la Chine. Rien de nouveau sous les tropiques. Il se borne à de la redite : un peu d'histoire, un peu d'urbanisme et quelques grands éléments sur les moeurs et les coutumes de Shanghai. Résultat : je ne l'ai pas acheté. Mais bon, pour les non-connaisseurs, il peut se révéler intéressant. Du moins comme plaquette de présentation pour un guide de voyage ou comme manuel. Et encore je conseille le Lonely Planet ou le Routard. Et moi qui croyait que voyager c'était de vivre des histoires... Je crois bien qu'il va falloir me déplacer à la capitale, parce que en Anjou, c'est vraiment trop galère. Même pas un pauvre assimil du chinois.

Le Roman de Shanghai - Bernard Debré - Editions du Rocher - 222 pages.

par Guillaume publié dans : livres
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Jeudi 30 juin 2005

«Falungong, secte chinoise. Un défi au pouvoir», Maria Hsia Chang, Autrement, 2004

Depuis 1999, la société religieuse sectaire "Falungong" fait l'objet d'une véritable répression de la part des autorités chinoises. En raison de sa popularité et de son implantation fulgurante en Chine et dans le reste du monde, cette secte est considérée par Pékin comme une organisation dissidente et une menace politique. Dans un nouvel essai de la collection CERI aux éditions Autrement, Maria Hsia Chang, chercheuse à l'Université de Yale, aux Etats-Unis, dénonce l'attitude du gouvernement chinois et revient sur l'essor de cette organisation.

Le 25 avril 1999, près de 16 000 personnes se rassemblent à Pékin sous les fenêtres du quartier général du Parti communiste chinois. Membres de la secte " Falungong ", elles revendiquent le droit de pratiquer librement leur engagement spirituel. " Les participants avaient réussi, avec calme et sérénité, à organiser la plus grande manifestation jamais vue en République populaire de Chine depuis le mouvement pro-démocratique de 1989 ", note l'auteur. Depuis ce rassemblement pacifique, les autorités chinoises ont engagé la machine répressive contre les adeptes de cette secte. Interdiction, révision du Code pénal, arrestation des membres, tortures ou encore transfert dans des camps de travail ou des hôpitaux psychiatriques… Tout les moyens sont bons pour éradiquer cette secte chinoise, à l'origine de la rébellion d'avril 1999. Pourquoi un tel acharnement ? Selon Maria Hsia Chang, les autorités se sont déchaînées sur cette organisation car elle s'apparente aux anciennes sociétés religieuses sectaires (Le Lotus Blanc, Les Huit Diagrammes, Les Boxeurs) qui ont été impliquées dans presque toutes les révoltes paysannes de l'histoire de la Chine. L'émergence d'une nouvelle secte est considérée comme une menace pour le pouvoir politique en place. Fondée en 1992 par Li Hongzhi, un ancien petit fonctionnaire de province, Falungong est une secte spirituelle issue du Qijong (au sens littéral " exercice du souffle vital "). " Li Hongzhi élabora sa propre version du Qijong, associant divers éléments de croyances chinoises traditionnelles telles que bouddhisme et taoïsme, pour créer un nouveau mouvement religieux, la secte syncrétique Falungong ", précise la chercheuse. Elle puise son système de croyances dans les ressources spirituelles et religieuses de la Chine et sa vocation est apocalyptique et millénariste.

Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement chinois, cette secte est néanmoins loin d'être dangereuse. La vraie menace, c'est la nature autoritaire du régime politique chinois. Ainsi, le dernier chapitre du livre dénonce la persécution systématique par le parti communiste chinois de toutes les confessions. " Aussi longtemps que persisteront les problèmes de société qui engendrent l'avènement de sectes millénaristes, et que le gouvernement chinois s'entêtera dans sa répression de la société civile et la persécution des religions, il est fort probable que Pékin ne réussira pas à empêcher l'apparition d'autres mouvements religieux, même en éradiquant totalement Falungong. (…) En perpétuant l'intolérance traditionnelle de l'Etat chinois vis-à-vis des confessions " hétérodoxes ", le Parti communiste risque de connaître le même sort. ", conclut Maria Hsia Chang…

Par Julien Nessi - Janvier 2005
Copyright © Cyberscopie
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par Guillaume publié dans : livres
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Mardi 28 juin 2005

"En 2003, comme jamais, les journalistes, notamment des grands médias, ont repoussé les limites de la censure". Souligné dans le rapport de reporter sans frontière, la liberté de la presse en Chine serait-elle sur les rails ? En tirer des conclusions optimistes aujourd'hui seraient hatives. En 2004, 23 journalistes étaient emprisonnés. Sans compter tous les cyberdissidents. Pour autant, il semble que l'éclairci se fait de plus en plus prenante. "Juillet 2003, l'Etat a imposé une réforme radicale aux médias chinois. Il est dorénavant interdit aux organismes du gouvernement et du Parti communiste de gérer des publications payantes, à l'exception du quotidien officiel national, de la revue théorique du Parti unique, de deux publications au niveau provincial et d'une au niveau municipal. Toutes les autres publications doivent s'adapter aux lois du marché. Une révolution en Chine. En 2003, on a également assisté à l'émergence de grands groupes dans le secteur de la presse écrite et des médias audiovisuels qui compte 2 000 journaux, 9 000 magazines et 2 000 télévisions", est-il indiqué.
Mais, comme le précise le rapport, le parti communiste garde le contrôle du contenu. Du moins sur le champ politique. Et la critique sur le système du parti unique restera sûrement le dernier verrou. Pour autant, certains observateurs indiquent les "ardeurs d'indépendance" chez les journalistes et s'appliquent à l'investigation. S'ils se bornent encore un champ purement sociétal ou sur les faits divers, ils s'appuient sur un champ de liberté qui pousse à l'éclairci.

Voir le rapport complet suivant le lien : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=10013

par Guillaume publié dans : liberté de la presse
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