Pater reporter

 

"Chine : chaos, éclat de rire devant le droit de l'homme. Un mobile : l'argent. Un but : l'or. Une adoration : la richesse". La chine est en folie. Albert Londres, 1925.

 

A Propos de l'auteur

Guillaume dit le chouan

Trouvetoutchine

Le blog des petites annonces de particulier à particulier.
Touvetoutchine

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Mercredi 27 juillet 2005

Cela me fait sourire car c'est déjà un état de fait. L'Union européenne serait prêt à reconnaître que la Chine est un pays à économie de marché. Ce serait donc un pas de plus vers un dialogue politique entre les deux puissances économiques. Cette reconnaissance fait suite à la visite du président de la commission européenne José Manuel Baroso le 13 juillet dernier dans le cadre du CSP (country strategy paper 2002-2006). Si la nouvelle peut-être considérée comme heureuse dans le développement du partenariat économique, on peut s'intérroger sur le respect d'une des closes qui engagent à reconnaître la Chine comme un pays à économie de marché : le respect des droits de l'homme. Mais bon comme l'histoire nous l'a souvent démontré : ce critère est fluctuant en fonction de la real-politique qui régit aujourd'hui les relations internationales. En un mot  : on reste bon voisin si tu ne passe pas le palier.

Pour plus d'information : http://europa.eu.int/ 

http://europa.eu.int/comm/external_relations/china/intro/

par Guillaume publié dans : géopolitique
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 juillet 2005

Allez, je vous joins le dernier rapport de l'assemblée nationale sur les relations commerciales entre la France et la Chine. Il est tout frais, il est de ce mois-ci. A lire surtout le Chapitre le défi chinois et le péril français. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i2473.asp

N'HESITEZ PAS A REAGIR NOTAMMENT CEUX QUI RESIDENT DANS CE PAYS ET QUI Y TRAVAILLENT.

 

Extraits :

Une France en retrait dans les échanges avec la Chine

En matière d'exportations vers la Chine et d'investissements directs en Chine, la France se classe au deuxième et au troisième rang des pays de l'Union européenne, loin derrière l'Allemagne qui réalise à elle seule quasiment autant d'exportations que le reste de l'Union européenne.

Si la France est le deuxième fournisseur européen de la Chine, elle n'est que le quinzième fournisseur mondial du pays, loin derrière l'Allemagne. Les résultats enregistrés par les entreprises françaises en Chine, plutôt décevants, disposent néanmoins d'une marge de progression importante.

... Le recul de la France résulte principalement d'une spécialisation sectorielle insuffisamment adaptée à la demande chinoise. En effet, la forte croissance de la demande chinoise n'a d'impact que si elle est relayée par une spécialisation sectorielle appropriée. Les importations chinoises répondent ainsi principalement à deux impératifs : les besoins des industries d'assemblage et la demande interne, notamment en produits énergétiques. 

Réactions des rapporteurs.

M. Philippe Rouault a émis des réserves quant à l'optimisme de vos Rapporteurs. Il faut appréhender les relations économiques entre la France et la Chine avec moins d'angélisme, et exiger davantage de réciprocité dans nos échanges. En effet, alors que les entreprises chinoises peuvent acheter librement nos entreprises, nous sommes contraints de mettre en place des joint-ventures pour investir sur leur marché. Il existe aussi une asymétrie en matière de droits de douane pour certains produits, par exemple les chaussures. Par ailleurs, l'approche politique de la conclusion, qui évoque l'avènement d'un État de droit en Chine, laisse sceptique. La culture chinoise est, en effet, durablement marquée par la primauté du groupe sur l'individu. Enfin, il faut être prudent en matière de transferts de technologies et ne pas lever l'embargo sur les technologies de la défense.

M. Jean-Pierre Gorges a déploré que certains veuillent faire peur aux Français. Ce rapport a le mérite de rassurer. Aux États-Unis, le développement des échanges commerciaux avec la Chine a, certes, provoqué la perte de 2,5 millions d'emplois, mais il a, par ailleurs, contribué à la création de 4,2 millions d'emplois. Il est regrettable que les chiffres équivalents pour la France ne figurent pas dans ce rapport. Les 350 millions de Chinois qui ont un niveau de vie comparable aux Européens doivent être considérés comme nos clients potentiels. Ce qui se passe aujourd'hui en Chine est une chance pour la France.

M. Michel Bouvard, rappelant que la France a été le premier pays occidental à reconnaître la République populaire de Chine, en 1964, a déploré l'incapacité française à transformer les réussites politiques en réussites économiques et commerciales. Il a demandé quel est le sentiment des rapporteurs sur la recherche. Quelles possibilités de partenariat s'offrent à nous et quels sont les risques pour notre capacité à conserver notre avance technologique ?

M. Richard Mallié a partagé la critique de M. Philippe Rouault relative au laxisme de la réglementation française et européenne par rapport à la réglementation chinoise. Toutefois, la réglementation chinoise sur les investissements étrangers évolue : une loi adoptée récemment va permettre à des filiales étrangères à 100 % de s'installer en Chine.

M. Jean-Jacques Descamps a souligné que l'intérêt de ce rapport réside dans sa pédagogie sur les délocalisations. On y comprend que l'expansion économique et commerciale de la Chine se fait au détriment non pas de la France ou des pays occidentaux, mais d'autres pays exportateurs à bas coût de main-d'œuvre, comme le Maroc ou le Cameroun. Il faut différencier les investissements étrangers qui cherchent à profiter de moindres coûts de production de ceux qui visent une installation sur le marché chinois. Sur ce sujet, il y a également un travail de pédagogie à réaliser. Le ministre du commerce extérieur devrait être conjointement ministre des investissements extérieurs.

Le Président Pierre Méhaignerie a déclaré qu'il souscrit à beaucoup d'observations des Rapporteurs, mais qu'il est moins confiant qu'eux. En effet, ils ne prennent pas en compte la dynamique exponentielle des délocalisations. De plus en plus d'entreprises françaises sous-traitent leur production. Si les États-Unis, qui ont souvent quelques années d'avance sur nous, enregistrent un déficit commercial très important avec la Chine, ils disposent, contrairement à nous, de deux atouts : d'une part, une grande capacité à créer des emplois de services, et, d'autre part, un haut niveau technologique qui permet également à leur industrie de créer des emplois.

M. Hervé Novelli, Rapporteur, a souligné que le plus grand danger ne provient pas de la Chine, mais bien nos propres faiblesses. Il faut analyser pourquoi les relations commerciales avec la Chine peuvent représenter un danger exponentiel, notamment par rapport à d'autres pays européens comme l'Allemagne. L'Allemagne a beaucoup plus de petites et moyennes entreprises et, historiquement, elle a davantage orienté ses relations commerciales vers l'Asie, alors que les entreprises françaises sont davantage tournées vers l'Afrique et le Moyen-Orient. Néanmoins, les opportunités demeurent et il est primordial de mettre en adéquation les structures de l'économie française avec la mondialisation pour les saisir. Le constat dressé est optimiste car la Chine évolue, ainsi que ses besoins, qui s'orientent davantage vers les biens à haute valeur ajoutée.

La Le problème à terme sera une adéquation entre une démocratie économique, vers laquelle tend inexorablement la Chine, et un État de droit qu'elle doit encore devenir. Le Président Pierre Méhaignerie a approuvé le constat sur la nécessité de mener des réformes en France, mais a rappelé que la situation était malgré tout préoccupante et qu'il convenait de rester lucide.

par Guillaume publié dans : géopolitique
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Lundi 25 juillet 2005

Chercher de l'information sur la Chine en langue française sur l'Internet demande beaucoup de patience. Et beaucoup de déconvenu et d'insatisfaction. Bien sûr, on peut se réfugier auprès des médias traditionnels, comme le quotidien du peuple, l'agence de presse Xuinhanet, ou china news. D'autres sites nous proposent une version culturelle et linguistique, et souvent peu mis à jour. Reste les blogs pour nous parler de la vie quotidienne : ils servent également de filtre à l'information, reprenant le plus souvent celle qui a lieu de tenir la une. En un mot : décevant. Comme quoi en matière d'information en version francophone, un large travail reste à faire. Sur la Toile, la lisibilité n'est pas de mise. Pour se faire une idée et tenter un petit tour d'horizon, il faut savoir grapiller par-ci, par-là. On ne peut que s'étonner. C'est là que va se jouer le XXIe siècle. Où est la veille informative ? Ce n'est à rien y comprendre. Alors que la France est le premier pays européen à posséder le plus grand nombre d'apprenant de langue chinoise. On s'énorgueillit de François Cheng, un chinois naturalisé français qui a révêti le costume d'académicien. Nous avons des professeurs illustres enseignant à l'Inalco. La diaspora chinoise en France et surtout à Paris ne cesse de se renforcer. Et rien ne se traduit de véritablement satisfaisant sur la Toile. Pour le moment, c'est les bloggers expatriés qui tiennent de ligne d'information. C'est par eux que nous ressentons les changements et les bouleversements, que nous mesurons le rythme de ce pays.

A vrai dire, en France on s'en fout. On ignore parce que c'est loin. Parce que rien de grave ne s'y passe vraiment. Pour s'interesser à ce pays, faudra-t-il attendre un nouveau Tsunami. C'est là que je prends conscience de cette fameuse loi de proximité, règle implicite qui constitue le making-of du journalisme. Un mort à côté de chez soi provoquera plus d'intérêt qu'un millier de morts à l'autre bout du monde. D'où la prépondérance des faits divers dans la presse régionale.

Et ces derniers temps que trouvons-nous sur la Toile : l'éternel problème de la propriété intellectuelle, la thésaurisation de l'emprisonnement des cyberdissidents, et la toujours prépondérante censure. Le manque d'information se fait sentir. Or cette absence de visibilité en version française des informations chinoises traduit malheureusement notre retard sur le marché chinois. Les Allemands et les Italiens ont compris bien avant nous (j'exclue volontairement les Etats-Unis pour qui la Chine est devenue le nuage de criquets pélerins qui ravagent tout sur son passage). Mais pouvons nous également nous satisfaire des productions de documentaire, diffusées sur les chaînes de télévision francophone. Toujours la même problématique : l'exploitation du salarié chinois. Sous-entendre, il nous pique des emplois. Génial !!!!

Selon un sondage, la Chine reste un pays mystérieux pour les Français, curieux de découvrir ce pays. Guide de voyage en poche....

par Guillaume publié dans : albertchine
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Dimanche 24 juillet 2005

Je ne pouvais pas passer à côté. Si cette réévaluation du yuan n'a pas d'impact sur le commerce (voir ci-dessous), pour moi si. Mon porte-monnaie sera moins garni lors de mon expatriation. Puisque je pars essentiellement avec des devises (euros et dollars). Or l'avantage de passer une année dans ce pays, c'est bien la supériorité de son pouvoir d'achat. Surtout lorsqu'on part avec un pécule pas énorme et qu'il faudra tenir avant de trouver un travail. Petit à petit le Laowai perd de son avantage.

Une bouffée d'air ? L'abandon de la parité fixe du yuan avec le dollar et sa réévaluation de 2,1%, portant ainsi à sa valeur à 8,11 pour 1 $ ne semblent pas vraiment avoir créer de véritable soulagement parmi les partenaires commerciaux de la Chine. Un geste salué de symbolique. Mais pas plus. Les entreprises étrangères restent toujours la tête dans le guidon face à la déferlente des produits chinois à bas prix. Ces dernières n'avaient cessé de demander une réévaluation portée de 5 à 10%. Ils considèrent que le yuan est sous-évalué de 30 % par rapport au dollar et les pénalise dans leur échange, provoquant de fait une distorsion de concurrence. Guillaume Sarkozy, chef de la filière textile au Medef, accusaient les chinois de triche. Le geste chinois est donc loin de les satisfaire. Le commissaire européen Peter Mandelson "ne s'attend pas à voir un impact rapide ou significatif sur le commerce". Par contre les exportateurs chinois voient réduire leur marge à hauteur de 20%. Notamment dans le textile. Mais ils devraient bénéficier d'une baisse des matières premières, comme le pétrole et l'acier. Une maigre compensation, les prix des produits chinois importés devraient donc subir de fait une légère hausse.

Reste que cette décision réjouit les pays voisins de la Chine, dont leur coût de production se rapproche avec ceux de la Chine.

Pour autant il est difficile d'interpréter cette décision du gouvernement. Jusqu'ici, il n'avait pas répondu aux pressions de ces partenaires commerciaux, surtout ceux des Etats-Unis. L'interdépendance de l'économie américaine avec celle de la Chine est tellement profonde, que le gouvernement de Beijing peut à peu près faire ce qu'il veut. Peu convaincant sur la légitimité de cette décision, selon le China daily, cette réforme est indispensable  pour une économie de marché plus mature et plus sophistiquée, de nombreuses questions restent en suspend. Et les experts se perdent en conjoncture. Peut-on interpréter cette réévaluation comme un geste face aux quotas imposés par l'UE et les Etats-Unis.

Voici des liens qui ont fait la une des dépêches économiques. http://fr.biz.yahoo.com/050722/202/4ifhg.html et http://fr.news.yahoo.com/050722/5/4igh0.html

 

par Guillaume publié dans : géopolitique
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 18 juillet 2005

J'avais lu de lui le "capitalisme zinzin". Erik Izraelewicz, le directeur adjoint de la rédaction des Echos, quotidien économique, vient de signer un nouveau essai économique : "Quand la Chine change le monde". Un livre argumenté, il échappe aux prédictions, aux théories économiques ambiantes pour nous fournir une analyse claire et concise.

Le retour de la Chine ne devrait pas inquièter si on reste sur les théories économiques qui jusque là fondent l'économie mondiale. Ce serait l'ordre naturel. Les pays riches devraient même s'en satisfaire. Or la Chine risque de bouleverser la mondialisation et mettre définitivement au placard nos chers Ricardo, Smith et conseurs. " Quoi qu'il en soit, la Chine est et va être au court des vingts prochaines années au moins, le facteur de la déstabilisation de l'économie mondiale ", assure l'auteur. Et pour cause : le développement des pays s'étaient fait jusqu'ici sur les avantages comparatifs (revoir ces cours d'éco du lycée). Les pays les plus avancées laissaient leurs métiers traditionnels aux nouveaux pays qui pouvaient produire à plus bas coût et donc moins cher. De cette destruction naissait la création : de nouveaux métiers émergeaient reposant sur des technologies plus avancées. Le Japon dans les années 60 et les petits dragons dans les années 80 en sont les parfaits exemples. Ces derniers ont ainsi vu leur niveau de vie augmenté, lâchant à leur tour ces métiers qu'on susnomment aujourd'hui de faible valeur ajoutée à d'autres pays émergent, l'Indonésie... S'en suivaient une nouvelle répartition du travail sur le plan international.

Mais la Chine bouleverse tout. Par son gigantisme démographique, par le moment de son décollage (à l'heure du net) et par son hypercapitalisme sur fond de didacture. " Si le XIXe siècle a été pour nous celui de l'humiliation, le XXe siècle celui de la restauration, le XXIe siècle celui de la domination ". Reprenant les propos du gouvernement de Beijing, cette phrase peut nous faire froid dans le dos, pour nous les Européens. La Chine va retrouver sa première place, celle qui lui a été attribuée pendant des siècles. Elle n'est pas seulement l'atelier du monde, elle a investit l'Espace, les hautes-technologies. Là où l'avantage comparatif devait nous protéger.

Le XXIe siècle n'a pas commencé en 2001. Cela est juste une histoire de clandrier. Mais en 1979 avec l'arrivée de Deng Xiaoping. Nous y sommes. Et je reste étonné par notre aveuglement. Nous sommes les témoins d'un empire émergent qui remplacera à la tête les Etats-Unis, déjà en difficulté.

A nous de faire de l'Europe une zone économique viable reposant sur des modèles différents. Car en terme de coût et de compétitivité nous serons dépassés.

 

par Guillaume publié dans : livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2005
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Images aléatoires

créer son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus