Pater reporter

 

"Chine : chaos, éclat de rire devant le droit de l'homme. Un mobile : l'argent. Un but : l'or. Une adoration : la richesse". La chine est en folie. Albert Londres, 1925.

 

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Lundi 24 octobre 2005

L'été dernier la Chine a célébré le 600e anniversaire du premier voyage de l'amiral Zheng He. Portrait d'un homme qui précéda Colomb et consors.

Il y aurait besoin d’un grand nettoyage dans les livres d’histoire scolaire. Et ce d’autant plus que nous vivons une accélération de la globalisation. La découverte du monde comme on aime bien le penser en Europe se résume à Marco Polo et à Christophe Colomb. Or 80 ans avant sa découverte des Amériques, certes majeur dans l’évolution de l’histoire, un dignitaire de la dynastie Ming le précéda dans la découverte d’autres contrées. Entre 1405 et 1433, l’Amiral Zheng he organisa à sept reprises différentes expéditions. A la tête d’une flotte de 200 navires, avec 27.000 hommes, il accostera dans une trentaine de pays allant du Sud du Pacifique, l’Océan Indien, le golf persique et l’Afrique de l’Est, parcourant ainsi plus de 50.000 kilomètres.

De Nanjing, il fit construire au dimension gigantesque un navire, long de 400 mètres. En comparaison, la Caravelle de Colomb ressemble à une miniature. Le nombre de bateaux et la capacité de chargement des flottes de Zheng dépassaient largement ceux de ses successeurs plusieurs décennies plus tard. Les navires de Zheng étaient équipés de boussoles, compas, gouvernails arrière et voiles dirigeables. Des compartiments étanches sous les ponts empêchaient les bateaux de couler. L'art de la navigation aux instruments de même que les prévisions météorologiques atteignait un haut niveau.

 Contrairement aux européens, Zheng he s’est voulu un messager de paix. Aucun pays n'a jamais été colonisé par la Chine, qui était pourtant la plus grande puissance du monde à l'époque de la dynastie des Ming. Contrairement à d'autres navigateurs, Zheng He n'a jamais considéré les endroits qu'il visitait comme « de grandes découvertes ». Son but : développer les échanges et le développement économique.

En entretenant des relations de paix avec ces nouvelles régions, il a contribué à déployer la culture et la civilisation chinoise vers l’extérieur. À son époque, plusieurs pays et régions de l'Asie du Sud-Est, du Sud, et de l'Afrique tiraient de la patte loin derrière la Chine sous plusieurs aspects. Les connaissances et le savoir-faire chinois en navigation, construction navale, agriculture, fabrication, construction et météorologie, ainsi que la pensée confucéenne, ont été partagés avec d'autres pays.

Zheng était appelé Sanbao, le surnom de sa famille. Certains endroits qu'il a visités ont conservé le souvenir et des récits légendaires de ses exploits, par exemple, le port Sanbao en Thaïlande, le mont Sanbao en Malaysia, la statue de Zheng He en Inde et les villages de Zheng He en Somalie et au Kenya.

De ces expéditions, il permit d’ouvrir la route maritime de la soie et permit l’émigration des Chinois. Le commerce extérieur n’a ainsi cessé se développer, jusqu’au Mexique. Zheng He, méconnu à l’Ouest peut-être néanmoins consacré comme le plus grand navigateur de l’histoire.

 

A propos de Zheng He

Zheng He (1371-1433), le meilleur navigateur dans l'histoire de la Chine, né d'une famille d'ethnie hui à Kunming, province du Yunnan, s'appelait originairement Ma He. A 13 ans, il a été pris, castré et placé comme serviteur dans la maison du prince Zhu Di de la dynastie des Ming (1368-1644).
Après son accession au trône, l'empereur Yongle (Zhu Di) a attribué le nom de Zheng à Ma He et le nom religieux de « San Bao » ce qui signifie « Trois trésors ».
Il décède dans la 10e année du règne de l'empereur Xuande (1433) de la dynastie des Ming et fut enterré dans la colline de tête de taureau dans la banlieue sud actuelle de la ville de Nanjing.

 Source : China.org, wikipedia, musée de Nanjing, Jianghai Temple et Yuejang Tower…

par Guillaume publié dans : Histoire et patrimoine
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Samedi 22 octobre 2005

Rare les salariés chinois s'exhortant de la soumission, de cette attitude semblant si naturelle est cultivée l'exploitation ordinaire.

Dans certaines usines en Chine, des ouvriers fatigués de leur exploitation se sont mis à manifester. A exiger de meilleures conditions salariales. Pour beaucoup les manifestations se terminèrent dans le sang ou au fond d’une geôle. Dans la plus grande discrétion médiatique. Et trop rare une solution pacifique et tournant à leur avantage a été trouvée. Il en va d’un atout d’un pays entier qui a tablé sur une main d’œuvre obéissante, semblant illimitée* et surtout peu chère. Les entreprises du monde entier n’ont su résister à cet avantage comparatif. Elles se sont même précipitées arguant que la main d’œuvre en occident coûte trop cher et se révèle trop peu malléable aux critères d’un hypercapitalisme qui fait peu de foi de l’homme au profit d’un argent sonnant et trébuchant.

Ces soubresauts sociaux qui ne trouvent pas échos et qui n’émeuvent personne sont malheureusement l’exception qui confirme la règle. Le salarié chinois reste soumis à la pression de ces employeurs. Le code du travail est aléatoire et appréciable au cas par cas. Il se révèle souvent qu’une enluminure pour faire bonne figure devant les instances internationales. Il ne protège pas. Cette soumission m’a paru en pleine figure lorsqu’un ami français me raconta les conditions de travail de sa petite-amie chinoise. Elle travaille comme simple agent dans un call-center de China mobile, sa journée elle le passe au téléphone donnant des conseils. On savait que déjà en France ces entreprises de service provoquaient la méfiance de par les conditions sociales et les rémunérations proposées. Travaillant 48 heures par semaine, avec un planning aléatoire, elle ne gagne pas plus de 1000 kuai par mois (soit environ 100 €). Difficile alors de se loger à moins de trouver des taudis. A défaut de moyens, elle vit dans un dortoir de travailleurs, en ville près du Carrefour. La douche est sur le palier et l’eau chaude est un luxe. Sa chambre, elle la partage avec une de ses amies qui est actuellement au chômage. Si une part du loyer est payée par l’entreprise, elle verse le restant soit 100 kuai par mois. Mais le loyer doit être réglée deux mois à l’avance. Son amie sans revenue, elle paye également sa part. Soit quatre cents kuai à verser tous les deux mois.

En pleine poussée de la consumérite, sa situation l’exaspère. Ses études ne lui ont pas permis de trouver un travail dans sa branche avec une rémunération correcte. Les fins de mois se révèlent parfois difficiles. Pour autant elle ne se plaint pas. C’est un travail et elle fait le nécessaire pour que son employeur la garde. Pas une demande, rien. Alors qu’elle sera invitée pour le mariage d’une de ses amies, elle n’a osé bloqué une journée de peur de contrarier ses chefs. Ou lorsque la paye affichant une semaine de retard, ni elle, ni ses collègues n’ont adressé la moindre demande d’explication ou de précisions sur la date de versement. Outre cette soumission qui semble si naturelle, l’employeur croît la pression en organisant des examens régulièrement. Chaque salarié est interrogé par écrit sur une fiche produit. Du résultat de l’examen peut dépendre le volume de la rémunération. Il n’est pas rare qu’elle effectue des heures supplémentaires sans qu’elle soit payée.

Cette exploitation semble si ordinaire, tant dans l’ordre des choses, elle a contribué au miracle économique. Le chiffre de croissance de la Chine qui atteint encore presque les 10% fait envie, ferait même baver nos politiques qui courent après une croissance qui se fait toujours attendre. Au point de faire oublier que la réalité sociale affiche un contraste tellement saisissant qu’elle ferait hurler n’importe quelle communiste.

 *Un récent rapport fait état que l'image d'épinal d'une main d'oeuvre illimitée est bien loin de la réalité. D'ici dix ans le déséquilibre régional sur un plan démographique ainsi que le vieillissement de la population risque de provoquer des bouleversements dans le schéma de développement économique du pays. Voir le quotidien du Peuple qui y consacre un dossier important.

 

par Guillaume publié dans : géopolitique
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Vendredi 21 octobre 2005

Messieurs,

Votre souci de réguler les idées qui sont diffusées via la Toile me posent quelques difficultés. Il n'est pas tous les jours faciles de se connecter à un site, ne sachant s'il sera censuré pour un temps. Néanmoins depuis mon arrivée, il m'est impossible de me connecter au blog de Pierre Haski. Je ne crois pas qu'il appelle à la Révolution ou à la Révolte. Alors un peu de souplesse dans votre geste de censure. Le pays ne va pas s'effondrer comme un château de carte par la seule plume d'un journaliste, brillant soit-il et francophone de surcroît.

Que vous ne partagiez pas l'esprit de reporter sans frontière, je peux encore l'admettre. Cela ne fait jamais plaisir de se faire brocarder par une association telle que cette dernière. Je vous rassure, cette pratique est également appliquée en France.

Si vous avez des griefs, merci de les signaler clairement et d'indiquer les sites qui n'ont plus droits à la parole. La ligne de conduite que vous adoptez est la vôtre et comme simple étranger il me serait mal venue d'en faire une critique acerbe. Même cela me mordille les doigts.  

A bon entendeur,

Bien le bonsoir.

par Guillaume publié dans : liberté de la presse
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Lundi 17 octobre 2005

Dotée d'une grande vitalité, Candy est une jeune femme pour qui l'université est une porte vers l'émancipation. Portrait et petite histoire d'une fille de la campagne qui rêve de venir en France.

Candy est de ces jeunes femmes pour qui l’avenir est signe d’espoir et de nouvelles promesses. Son allure est celle de ses étudiantes sérieuses qui restent penchées leur nez sur les bouquins à longueur de journée. Sa coquetterie reste discrète, le maquillage encore moins. Elle ne porte pas la mode et sa peau basanée indique qu’elle vient d’une classe peu aisée. Comme si le tannage du soleil propre aux travailleurs manuels et notamment de ceux de la campagne se transmet de génération en génération. En guise de bijou, elle porte un discret collier en toc et une bague(1), qui paraît de prime abord sans grande valeur.

Candy est étonnante de vitalité. La vie jusqu’à présent ne lui avait pas fait de cadeaux. Aînée d’une famille de deux enfants, dont les parents sont de simples ouvriers, elle s’est mariée très jeune, à 18 ans(2) « C’était trop vite et stupide, mais je n’avais vraiment pas le choix ; Heureusement que je n’ai pas d’enfants ». Elle a toujours refusé. « Je ne l’aime pas. C’était pour arranger les parents ».

Etudiante éclairée, elle réussit à poursuivre ses études et à se dégager de son mari. « Mon père ne faisant pas la loi à la maison, il fallait que je convainc ma mère. Elle l’a accepté avec le temps ». Pour autant pour poursuivre ses ambitions, elle se trouve un petit job en parallèle, « qui me m’occupe la moitié du temps ». Vendeuse de boisson et de glaces. Se sentant enfin libre, elle cherche à sortir de sa condition de chinoise et rêve de parcourir le monde. Sa soif de découverte la pousse alors vers les lieux où les étrangers se rencontrent. Par son culot, dégagé de toute ambiguïté, elle fait la rencontre au fil du temps d’Allemands et de Français. Elle améliore son anglais et prend de l’assurance. Et puis elle rêve de la France, non pas celle qu’y est présentée sur les posters(3). Mais de sa culture, de ses coutumes… A l’affût du moindre objet ou personne ayant trait à la France, c’est comme cela qu’elle m’alpague un soir au Little Scarlet. Me tapotant sur l’épaule, elle m’adresse un bonjour très accentué. Je reste surpris : je dansais simplement et j’avais rarement parlé français pendant la soirée. « J’ai su que tu étais Français dans la manière dont tu te comporte. Tu es différent des anglo-saxons », me fit-elle comme excuse, afin d’atténuer ma surprise.

La nuit se passe autour d’une table en terrasse arrosée de bières. Au petit jour, elle m’invite alors à faire une promenade. Sans savoir où j’allais, nous prenons le bus et nous nous retrouvons à la périphérie de la ville, laissant la grande zone industrielle derrière nous. Elle m’emmena alors dans un petit parc. Des retraités et des personnes âgées remplissaient les allées, occupés à bavarder et à pratiquer leur sport matinal. Candy insiste pour que nous montions sur une petite tour installée au somment d’un semblant de colline. Je ne comprenais pas son insistance à monter jusqu’en haut. « Aujourd’hui, c’est férié(4). On doit monter sur le point culminant le plus proche afin de provoquer la chance ». Telle est l’explication. Son vœu exaucé, malgré une nuit blanche, elle retrouva une nouvelle ardeur. Elle me demande à nouveau de la suivre et nous prenons un QQ(5) qui nous transporte au fin fond d’un petite village en bordure de la nouvelle ville, en pleine construction. « C’est ici que j’ai grandi ».

Le chemin est de terre. Le long, des bâtiments en brique où il est parfois difficile de distinguer l’habitat et la grange. Sur le bord des petits étangs qui parsèment les habitations, s’accumulent les poissons crevés. Quelques volatiles se baladent entre chiens et chats. A l’horizon on distingue une usine crachant une fumée blanchâtre et épaisse.

Candy m’invite alors chez ses parents. Elle veut absolument me faire écouter ces CD de chanteurs français et me bredouillait sans arrêt le mot diamant. La maison de ses parents avait un peu plus de tenu, elle formait une équerre permettant de créer une petite cour qui servait de vestibule. Je découvris alors que Diamant était Diam’s, notre rappeuse française. Son père ne m’adressa pas la parole et chercha à tout prix à éviter mon regard, sa mère plus avenante nous prépara un véritable festin, heureuse de le partager avec un étranger. « Mon père est complètement soumis. Par ici les hommes sont comme cela avec leur femme. C’est en raison pour cela que j’ai quitté le mien. Et surtout ne te marries jamais, ce serait stupide », m’indique doucement Candy.

(1)   A la différence des occidentaux qui portent des alliances pour signifier à la collectivité leur union, les Chinois en portent rarement. Sur ce sujet, il n’y a pas de signe distinctif.

(2)   A la naissance, les nourrissons chinois ont un an. Pour calculer l’âge d’un chinois, il faut ajouter une année par rapport à la norme occidentale.

(3)   La Provence a été déclarée comme la destination première qui fait rêver les jeunes mariés pour leur voyage de noce.

(4)   Pour l’ouverture des 10e jeux nationaux, la journée a été classée fériée.

(5)   QQ est un taxi non officiel mais toléré. Dans cette partie de Nanjing, plus aucun taxi dit officiel ne dessert.

par Guillaume publié dans : petites curiosités
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Lundi 17 octobre 2005

Entre erreurs et interrogations, la difficile aventure de raconter la vie d'un peuple et d'un pays...

Je n’ai jamais cru aux stéréotypes. Et l’art de décrire un peuple, ses us et coutumes relève d’un talent et d’une patience propre aux génies. C’est dans la durée et la répétition que la clairvoyance naît. En ouvrant mon blog, je ne savais à quel point les préjugés, les impressions d’un jour pouvaient m’entraîner en erreur. Dans l’absolu, on se croit à l’abri, sûr de notre tolérance, sûr de notre intelligence à recevoir la différence. On croit comprendre, alors que ce qui se passe sous nos yeux nous échappe. On s’avance, certes, modestement, mais on se complait dans l’erreur. Par commodité, par conformisme ? La réponse est propre à soi. Alors comment décrire les chinois. Déjà je n’apprécie guère qu’on résume les Français à partir de Paris. Un sentiment de provincial, vous me diriez sans doute. Mais pour avoir traversé la France de long en large et d’avoir fait étape un temps à Paris, je sais que son image la plus honnête se retrouve dans le fond de ses différentes contrées. Pour la Chine, le sentiment est le même. Il y a une Chine, officielle, une et indivisible. En vérité elle est multiple. De par sa culture, ses origines ethniques, de par ses religions, de par ses langues… Vous apprendrez le chinois officielle dit RPC (République Populaire de Chine), mais il sera incompris dans certaines campagnes, même proches des grands centres urbains.

De ce constat ô combien j’ai pu me rendre compte que mes premières impressions sur la Chine étaient erronées ou biaisées par ma naïveté. Elle n’est pas honteuse, elle n’est simplement que le fruit immédiat d’un long travail d’apprentissage, d’observation et d’écoutes. Je sais que m’attendent de nouvelles mauvaises interprétations. On ne résume pas un peuple en quelques adjectifs. Cela force l’ignorance. Héritier comme beaucoup d’occidentaux d’un esprit cartésien, il me faut alors désapprendre afin de mieux apprendre. Et que cet effort est douloureux, car il vous coupe de ce qui vous a construit jusqu’à aujourd’hui. A jamais il ne sera perdu, il s’harmonisera d’autant mieux dans le temps avec le nouveau bagage. Lui qui a été jusqu’ici un réconfort et une stabilité, il faut savoir le temps d’un apprentissage le mettre de côté.

Et de surcroît comment parler d’un peuple telle que les Chinois qui sont en train de vivre une véritable révolution sociétale. Comment décrire quelque chose en mouvement ? Terminer par une interrogation, faire une supposition ! Il n’y a pas un Chinois des villes, un Chinois des campagnes, il n’y a pas un Chinois taoiste et un Chinois musulman. La liste pourrait être infini. Peut-être que la solution vient dans l’histoire d’un Homme. C’est peut-être simplement par un seul qu’un petit bout de lorgnette s’ouvrira. Met le piège de la grandiloquence guette : de l’histoire d’un homme on en fait celle de tous. Que de précautions. Et si on les laissait parler avec leur mot, avec leur hésitation… Que recueillerons-nous ? Une histoire brute mais ce sera la sienne. Un journaliste l’a fait un jour. Il est connu de tous, Pierre Haski, auteur de l’ouvrage Ma Yan. Il n’a pas raconté son histoire, il l’a laissé raconté via ses lettres de correspondance.

 

De la Chine, je me rends compte que je ne peux tirer de généralités. Ce qui est vrai ici ne l’est pas là. Ce qui est vrai aujourd’hui, ne l’est plus demain.

par Guillaume publié dans : En réponse
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