Je ne pouvais pas passer à côté. Si cette réévaluation du yuan n'a pas d'impact sur le commerce (voir ci-dessous), pour moi si. Mon porte-monnaie sera moins garni lors de mon expatriation. Puisque je pars essentiellement avec des devises (euros et dollars). Or l'avantage de passer une année dans ce pays, c'est bien la supériorité de son pouvoir d'achat. Surtout lorsqu'on part avec un pécule pas énorme et qu'il faudra tenir avant de trouver un travail. Petit à petit le Laowai perd de son avantage.
Une bouffée d'air ? L'abandon de la parité fixe du yuan avec le dollar et sa réévaluation de 2,1%, portant ainsi à sa valeur à 8,11 pour 1 $ ne semblent pas vraiment avoir créer de véritable soulagement parmi les partenaires commerciaux de la Chine. Un geste salué de symbolique. Mais pas plus. Les entreprises étrangères restent toujours la tête dans le guidon face à la déferlente des produits chinois à bas prix. Ces dernières n'avaient cessé de demander une réévaluation portée de 5 à 10%. Ils considèrent que le yuan est sous-évalué de 30 % par rapport au dollar et les pénalise dans leur échange, provoquant de fait une distorsion de concurrence. Guillaume Sarkozy, chef de la filière textile au Medef, accusaient les chinois de triche. Le geste chinois est donc loin de les satisfaire. Le commissaire européen Peter Mandelson "ne s'attend pas à voir un impact rapide ou significatif sur le commerce". Par contre les exportateurs chinois voient réduire leur marge à hauteur de 20%. Notamment dans le textile. Mais ils devraient bénéficier d'une baisse des matières premières, comme le pétrole et l'acier. Une maigre compensation, les prix des produits chinois importés devraient donc subir de fait une légère hausse.
Reste que cette décision réjouit les pays voisins de la Chine, dont leur coût de production se rapproche avec ceux de la Chine.
Pour autant il est difficile d'interpréter cette décision du gouvernement. Jusqu'ici, il n'avait pas répondu aux pressions de ces partenaires commerciaux, surtout ceux des Etats-Unis. L'interdépendance de l'économie américaine avec celle de la Chine est tellement profonde, que le gouvernement de Beijing peut à peu près faire ce qu'il veut. Peu convaincant sur la légitimité de cette décision, selon le China daily, cette réforme est indispensable pour une économie de marché plus mature et plus sophistiquée, de nombreuses questions restent en suspend. Et les experts se perdent en conjoncture. Peut-on interpréter cette réévaluation comme un geste face aux quotas imposés par l'UE et les Etats-Unis.
Voici des liens qui ont fait la une des dépêches économiques. http://fr.biz.yahoo.com/050722/202/4ifhg.html et http://fr.news.yahoo.com/050722/5/4igh0.html
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