Pater reporter

 

"Chine : chaos, éclat de rire devant le droit de l'homme. Un mobile : l'argent. Un but : l'or. Une adoration : la richesse". La chine est en folie. Albert Londres, 1925.

 

A Propos de l'auteur

Guillaume dit le chouan

Trouvetoutchine

Le blog des petites annonces de particulier à particulier.
Touvetoutchine

 

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Samedi 27 août 2005

Enfin. L'idée a germé et a prospéré. Je viens de créer un blog de petites annonces de particulier à particulier en lien avec la Chine. Toujours en construction. Recherche d'informations, offres de co-location, de logements, demandes en tout genre, vous avez à vendre quelque chose... Il est fait pour vous. Un service utile pour la mafia française qui se penche sur la Chine. Trouvetoutchine

 

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par Guillaume publié dans : albertchine
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Vendredi 26 août 2005

(Photo tirée du film Harrison Flower. Histoire mettant en scène des grands reporters pendant la guerre de Yougoslavie).

Je repique l'idée à hesiem. Comme quoi qu'il n'y a pas que dans l'Empire du milieu qu'on sait copier. Je vous livre mon cv en version humanisée.

Jusqu'au bac B (éco), je suis un élève pas très brillant, franchement besogneux pour arriver à décrocher la moyenne. Je ne flirtait pas avec les filles, je ne fumais pas du cannabis, et je ne m'étais pas encore pris une seule cuite. Plus tard, je me suis largement rattrappé. Garçon tranquille qui avait pour passion l'histoire, j'étais un adolescent un peu chétif et franchement naïf. Comme d'habitude j'étais à la bourre par rapport à mes chers camarades qui mordaient la vie à pleine dent.

Le boc en poche j'avais le choix entre une école de commerce pas réputée et la fac d'histoire à la Catho d'Angers (université catholique). Sur les conseils de mon oncle, je file suivre la filière histoire. Je me souviens encore de sa phrase : "tu as le choix entre la raison et le coeur". (Décision qui a été au final rapide puisque j'étais mordu d'histoire depuis l'âge de six ans).

Je suis mon petit parcours à la fac : les soirées étudiantes, les potes du petit séminaire reconvertie en foyer pour étudiant, les copines, les friandises du sexe, les déceptions amoureuses, les cuites, les nuits blanches la veille des exams... Je me démerde pas trop mal sans trop forcer sur le travail jusqu'en maîtrise. Je la foire dans la grande largeur : mésentente avec ma directrice de mémoire et dans la foulée je me fais larguer avec la fille que j'aime éperdument... Sale année 1998.

Un peu paumé, je prends mes distances et pars suivre une maitrise de relation internationale à Strasbourg. L'année 1999 est celle de la renaissance. Ma véritable expérience avec des étudiants étrangers. Dans la promotion 90% de l'effectif est étranger, venu de tout l'Europe et d'Asie. Je fais la connaissance de Sébastien, un copain à qui je dois beaucoup. Il m'a insuflé une nouvelle vitalité, il m'a permis de changer mon regard. Je ne le remercierai jamais assez pour son amitié et pour son soutien. Dans la continuité je me dégote un stage au conseil régional d'Alsace, au service des relations internationales. Je m'occupe de la veille informative sur l'Union européenne et de ses décisions en matière de politique territoriale. Cela se passe pas trop mal : le boulot n'est pas usant. Néanmoins j'ai arrêté mon opinion sur l'administration : ce ne sera pas pour moi. La prise d'initiative est exclue, mal-vue, il faut la faire suggérer à son chef. Une hiérarchie omni-présente dont beaucoup révèlent une profonde incompétence...

En 2000, je rentre en Dess de géopolitique européenne. Encore de nouvelles rencontres qui seront déterminantes dans mes choix personnels et professionnels. Arnaud, dit la Kommandatur, lieutenant colonel de son état, gay affirmé dans la grande muette. Olive, toujours précieux en bon conseil et qui déboulait de cinq années d'étude à Oxford, Philippe, le fan des States et qui est toujours en galère.... Le projet initial du stage était de partir en Russie : échec en grande largeur. Je n'y mets pas toute la volonté et je manque de chance... Me retrouvant sans stage ma directrice de dess me propose alors une petite expérience au Dauphiné Libéré. Je me souviens encore de sa réplique : "j'ai trouvé quelque chose pour toiqui te correspond à merveille, puisque tu aimes lire la presse pendant les cours". Mon péché mignon. Je ramenais dans ma besace, le Monde, Libération, l'Equipe et Marianne. Mes voisins de tablée se les arrachaient.

Premier pas dans le  journalisme à la rédaction de Grenoble. Au bout de trois jours, au dos de la page Une du Monde, j'écris au gros feutre noir ma profession de foi du journalisme. Un coup de foudre...Et qui continue aujourd'hui. En cinq ans, je parcours la France au gré des besoins des rédactions. Dans l'ordre : Dauphiné Libéré (dit le Daubé), Ouest France (dit Ouest Torche), La Nouvelle république du Centre Ouest (dit la Nounou). En 2001, petite halte dans le merveilleux monde de l'internet avec Digital Business Globe, je n'y reste que deux mois. J'adore trop le terrain pour rester derrière un bureau à demander à un chef d'entreprise son business plan et son CA. Petite virée au Parisien et à Oise Hebdo (dit Oise Crado) où je découvre la jungle des ghettos et du keum à casquette... Je me gave alors de faits divers. Je m'envole à la Réunion pour France-Antilles où je découvre que dans les ghettos on règle ses comptes à la machette. Je reviens du côté de l'Alsace avec le journal l'Alsace mon pays... Devise dans cette boutique : lèche le cul au puissant et su survivras. On ne renouvelle pas mon bail. Pas étonnant. L'été, je decide de descendre dans le sud dans le pays du rugby à Brive pour la Montagne. Journal pépère qui convient très bien pour un CDD d'été. La journée commence à 10 heure et se termine dans le meilleur des cas à 18 heure. On est en 2003. Et puis retour dans l'Est avec les Lorrains. Je reste plus de deux ans à l'Est républicain. Mais j'ai oublié de dire qu'entre ces grandes périodes de tribulation, j'ai été salarié à l'ANPE. Quelque missions de quelque mois qui permettent de survivre un peu.

Ce que je suis devenu entre temps : aigri du monde de la presse, taré et sans complexe pour assouvir ces vices, une séduction en panne (faut dire que j'en avais pas beaucoup au départ), un penchant pour la bouteille, moins impératif, une grande indépendance d'esprit (ni maître ni dieu), épicurien, un solitaire. Carpe diem.

Quelques axiomes de ma profession et qui font foi dans ma pratique : le journal n'est pas au service de ses lecteurs mais de l'information (Hubert Beuve-Mery, fondateur du Monde). Un bon journaliste a le contact sociable mais distant (toujours le même).

Mon rêve était de devenir grand reporter, je m'en voudrais si je ne tente pas ce possible destin.
par Guillaume publié dans : journalisme
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Vendredi 26 août 2005
Je me rappelle de cette phrase et du sourire qu'elle m'a provoqué. Lors de la diffusion d'un reportage sur les ouvriers chinois sur Arte, un aparatchik du PCC répond laconiquement à un journaliste qui l'interrogeait sur les contradictions idéologiques du parti et la réalité économique : "nous acceptons l'exploitation aujourd'hui pour mieux la supprimer demain". Jolie tour de passe-passe réthorique !
par Guillaume publié dans : petites curiosités
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Vendredi 26 août 2005

Vu qu'il existe une sorte de mafia de chinabloggers, je vous propose d'ouvrir mon blog à toutes les petites annonces qui pourraient intéresser des Français en partance pour la Chine ou d'expatriés qui cherchent des objets, services... auprès d'autres expatriés. Offres d'emplois, de stage, de services, de logements, d'informations.

Je n'ai aucune volonté de concurrencer les forums ou d'amplifier mon traffic de manière détournée. Il s'agit simplement de rendre service, d'appliquer un principe qui m'est cher la solidarité.

Pour cela vous pouvez m'envoyer votre annonce par mail, que je mettrai en ligne séance tenante : à gbernardeau@hotmail.com.

Soyez en sûr de la sincérité et du respect de l'offre.

par Guillaume publié dans : albertchine
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Mardi 23 août 2005

Derrière une liquidation, se cache toujours un chinois. Du moins c'est ce qu'on essaye de nous faire croire.

Après la liquidation judiciaire de Stéphane Kélian, Charles Jourdan dépose le bilan. Les deux chausseurs français de luxe n'auraient pas résisté à la concurrence internationale. Notamment à la fin des quotas textiles chinois. Les importations de chaussure ont augmenté de 40% en quelque mois. Dans l'industrie de la chaussure c'est la panique : impossible d'obtenir des gains de productivité susceptible de concurrencer les industriels chinois. Selon un expert : "grosso modo le minimum horaire en France est de 15 euros tandis qu'en Chine dans le secteur est aux environs de 0,23 euros". L'hystérie anti-chinoise, certes moins violente qu'aux Etats-Unis, reste sur sa lancée. Telle est la version avancée jusqu'ici. Or selon libération la gestion de ces deux entreprises et leur fermeture laisse de nombreuses zones d'ombre, non encore élucidées. Au cours de la séance au tribunal de commerce, le sous-entendu a été parfaitement clair. Le prétexte de la fin des quotas tombe à pic pour servir d'alibi à une prétendue malveillance gestionnaire. France 2 dans son reportage du journal de 13 heures du mardi 23 août ne s'est pas embarrassé dans les nuances portant toute la responsabilité sur les importations chinoises.

Comme quoi il faut toujours se méfier des illusions. Et à l'avenir le grand méchant dragon chinois servira sûrement de prétextes pour mieux cacher des erreurs, voire des fautes. Comme cela est pratique. Reste qu'il ne faut pas tomber dans l'hystérie anti-chinoise. Les médias télévisuels semblent s'y complaire et entretiennent un feu dangereux. Non seulement, dans un souci du format court, ils réduisent une affaire économique et judiciaire complexe en un sujet binaire, et aussi portent une responsabilité dans l'alimentation des peurs.

par Guillaume publié dans : journalisme
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